Il y a deux siècles, un Prince chercha l’immortalité en inventant des villes fantastiques. Et pour aller au bout de son rêve fou qui prévoyait les plans et les cartes les plus détaillées de sa cité, il conçut un secrétariat en charge des biographies de ses habitants tout aussi imaginaires. Cette immense administration vouée au virtuel voit se croiser des essaims de savants ou de simples techniciens. L’un d’entre eux, le Cartographe Schenck, plutôt timide et rêveur, pour son bonheur et son malheur, va croiser le chemin d’une superbe rousse, Biographe en charge de la destinée du comte Zelneck. Entraîné par sa passion pour celle-ci, Schenck invente un stratagème pour l’approcher et se mêle de la vie du fidèle serviteur du comte, un certain Pfitz dont on ne sait pas grand chose et qu’il va se charger d’étoffer. Mais on ne rentre pas impunément dans la vie de personnages de fiction et notre innocent Cartographe va vite découvrir les dangers de la virtualité quand il se trouve impliqué dans un complot où une jalousie féroce tient lieu de catalyseur d’un drame qui va bouleverser son existence tranquille de gratte-papier. Jeu de miroir virtuose sur les sens de la fiction, réflexion à bride abattue sur les confusions du rêve et de la réalité en même temps que génial hommage au roman philosophique du XVIII°, Pfitz est un conte stupéfiant d’intelligence et d’invention. Consacré meilleur livre de l’année 1995 par l’Observer et le New York Times.
Andrew Crumey (prononcer "croomy") est né à Glasgow en Écosse en 1961. Après des études de physique et de mathématiques à l’université St Andrews et à l’Imperial College, à Londres, il enseigne pendant plusieurs années. Il a été critique littéraire au Scotland on Sunday. Son premier roman, Music, in a Foreign Language a obtenu le prix Saltire en 1994. On lui doit également Le Principe de D’Alembert (Calmann-Lévy, 1999) et Mr Mee (2000).
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